Confessions d'un Hotliner  - Sébastien DONNER
















L'auteur (Sébastien DONNER)

Bigre ! Tous ces mots, toutes ces pages ... Mais quel trublion, quel petit foufou a donc pu mitrailler autant de lettres, virgules et autres ponctuations comme si sa vie en dépendait, tel un Rambo psychopathe abandonné en pleine brousse vietnamienne des années soixante ? Et bien cet homme, c'est lui :




Un lapin ... Pour quoi faire ?

Le but de de cette page est de faire le lien entre mes ouvrages et ma vie personnelle. L'une des questions profondes qui animent sans doute le lecteur du premier livre,
le Guide non illustré de l'informaticien philosophe, est problablement la suivante : mais pourquoi diantre Sébastien est il surnommé lapin par son Alexandra bien aimée ?

Oui, voilà certes une question troublante, susceptible d'amener de nombreuses interrogations, notamment d'ordre fantasmatique. Au risque d'en décevoir certain(e)s, force m'est d'admettre que ce charmant sobriquet n'a rien à voir avec le côté fougueux de l'animal, mais tient plutôt à son légendaire angle mort frontal ! La vérité est mainteant rétablie : je ne vois que rarement du premier (ou du énième) coup d'oeil ce qui est placé sous mon nez, à plus forte raison s'il est question d'une plaquette de beurre pour laquelle la lapine m'a missionné ! Et vous imaginez bien évidemment que la difficulté augmente nettement quand Alex me demande de lui dégoter des documents rangés dans ses classeurs ou dans l'incommensurable pile de bazar regroupé sur la table ronde de notre salon !

Bref, la lapine a bien du courage ... Mais ceci est une autre histoire, qui aurait pu d'ailleurs faire l'objet d'un chapitre entier !

Tout aurait commencé avec une orange ...

Je suis né en 1977. Et cela est déjà
en soit intéressant, surtout si vous êtes un voyeur confirmé. Car au stade où nous nous trouvons actuellement, à savoir à une quinzaine de lignes du début, il ne doit guère plus subsiter que des voyeurs confirmés, tous les autres (simples voyeurs de passage) ayant déjà probablement délaissé cette page en constatant qu'ils n'y trouvaient ni vidéo marrante, ni photos de femmes nues. Un grand merci donc à vous tous, voyeurs confirmés et néanmoins sincères lecteurs d'un jour !

[Note à l'attention des voyeurs non confirmés qui auraient tenus jusqu'ici : une photo croustillante vous attend au pied de la présente page.]

Il n'aura pas échappé à la sagacité du lecteur que les sciences fondamentales et la philosophie occupent une certaine place dans mes écrits. Tout cela a en fait commencé commencé très tôt : je devais être en dernière année de maternelle ou bien en cours élémentaire, quand mon père me montra un jour une orange qu'il fit tourner sur elle même devant une lampe de poche allumée, en lâchant d'un ton mystérieux :

    - Tu vois l'ombre ? Elle se déplace sur la ligne d'horizon de l'orange. Imagine un instant que tu sois minuscule et assis sur cette orange ... Comment percevrais tu cela à ton avis ?

La graine était plantée et commençait déjà à entamer une lente germination, à mon insu. Mon père et mon grand père maternel (sans pourtant s'être donnés le mot) attirèrent en d'autres occasions mon attention sur des concepts tels que les atomes, les trous noirs, la radioactivité, augmentant d'autant ma fascination pour ce pan invisible caché juste derière notre réalité quotidienne.

Le monde n'existe donc pas tel que l'on le perçoit, et heurte même le bon sens commun. Tout cela me fascinait à tel point que, très rapidement, je dévorais tous les ouvrages de vulgarisation scientifique qui me tombaient sous la main, à la bibliothèque municiaple, pour tomber ensuite rapidement dans les sciences et vie junior, puis sciences et vie.

Tout cela se déroulait au collège. J'habitais alors à Hyères les palmiers et partageais donc mon temps entre les leçons scolaires, la vulgarisation scientifique, et les oeuvres futuristes d'Isaac Asimov, Stanilas Lem et de nombreux autres auteurs de sciences fiction, puisant là aussi largement dans la bibliothèque municipale mais aussi celle de mon père. J'y découvrais notamment les univers parallèles de Philip K. DICK, et les inquiétants dieux de H.P. Lovecraft.

Il me fallut quelques années pour découvrir Stephen King, Amélie Nothomb, Haruki Murakami et tant d'autres ... Je ne prétends pas m'être imprégné d'une quelconque part de talent de tous ces auteurs ; ce qui est certain est que mon style d'écriture a probablement été influencé (en bien ou en mal) par toutes ces lectures de jeunesse. Voilà qui explique probablement le style de
De chair et de cendres - fragments et l'orientation inattendue prise en cours de route.

Quoiqu'il en soit à cette époque, celle du collège, je ne sortais jamais m'amuser à l'extérieur. Le peu de contact humain que j'avais expérimenté m'avais donné un aperçu décevant de l'Autre. L'être humain m'apparaissait majoritairement comme un mouton de panurge aliéné à la pensée commune du groupe dont il fait partie.
Mon père entretint par ailleurs cette image à mes yeux sans même le vouloir, par le simple exemple de l'attitude qu'il adoptait lui même, car il jugeait sévèrement le genre humain ...

Ceci explique probablement en partie mon côté sociophobe qui n'aura échappé à personne dans la première partie du Guide non illustré de l'informaticien philosophe. Ce côté s'est modifié au contact d'Alex, mais n'a pas réellement disparu.

Une révélation survint plus tard dans ma (très intérieure) vie : ce fut la découverte de la philosophie telle qu'on l'enseigne en classe de Terminale. Je prenais alors conscience d'une dimension supplémentaire tout aussi fascinante que la science, à la fois complémentaire et supérieure à cette dernière (ne parle donc pas dailleurs de Métaphysique ?). En effet, peu importe nos moyens techniques et nos théorèmes car la philosophie, pour sa part, utilise le seul outil de la raison pour explorer des contrées jusqu'alors inconnues.

Personne ne sera donc surpris par la suite de mon cursus : BAC Scientifique, études de médecine, DEUG de biologie, puis dérapage non controlé (car j'avais besoin de gagner rapidement ma vie) : Arrêt des études en plein milieu de la licence de bio, BTS d'assurance (rémunéré car suivi en alternance), puis trois années de gestion de contrats d'assurance vie.

C'est bien simple, j'ai cru mourir d'ennui et d'étouffement. C'est à ce moment que l'amour de ma vie du moment (celle que j'apelle Stéphanie dans le
Guide non illustré de l'informaticien philosophe) m'a trompé et que j'ai fini par la quitter. J'ai finalement pu travailler dans une hotline informatique. J'ai passé des certifications Microsoft et ai trouvé un vrai travail d'informaticien près de chez moi.

Je travaille donc aujourd'hui dans un domaine vers lequel j'avais peur d'aller au début ... Mon père m'avais en effet mis en tête que seules les grandes écoles recélaient des débouchés valables et que le reste n'était qu'insécurité. Une 'insécurité' dont j'étais convaincu et dans laquelle j'ai pourtant plongé sans même posséder de diplome en informatique, un comble pour un frileux comme moi !

Je pense que je dois beaucoup à la femme de ma vie : Alexandra. Elle m'a ouvert les yeux sur des choses importantes, notamment la valeur humaine. Je dérape parfois un peu, mais elle est toujours là pour veiller au grain !

Autres centres d'intérêt et influences : culture japonaise et boudhisme

Jeune adulte, je découvris et savourai les chefs d'oeuvre que sont certains animés japonais, notamment 
Ghost In The Shell.

J'aime tout autant me détendre devant des animés qui ne ne sont pas truffés de réflexions, de symboles  et de sens cachés. C'est ainsi que j'ai adoré des oeuvres comme : trinity Blood, Hellsing, Claymore, Blood + ... Et bien d'autres animés traitant de vampires (et assimilés), une mythologie sans cesse remaniée par la créativité japonaise et coréenne. Rien d'étonnant pour ceux qui m'auront lu ! Bien que le monde des vampires soit un thème central dans mes choix d'animés, je conserve néanmoins des gouts éthéroclites.

Comme vous avez pu le lire plus haut, je me suis interrogé assez rapidement sur de nombreuses choses et ai construit ma propre philosophie, mais j'ai bien évidement atteint une certaine limite dans mon questionnement. Ne pouvant pousser plus loin mes propres réflexions (dont une bonne partie est résumée dans mon premier livre : Guide non illustré de l'informaticien philosophe), j'ai approfondi plus récemment mon approche du boudhisme, non pas en tant que religion, mais dans sa partie philosophique, en dégageant le côté "laïc" qui tente de réunifier l'individu en lui donnant la pleine conscience de lui même et de ce qui l'entoure. Krishnamurty possède également une approche intéressante de la chose dans les nombreux livres qu'il a écrit. Le lecteur aura peut être senti cette double influence dans mon deuxième livre : De chair et de cendre - fragments, dont la fin est des plus explicites en la matière.

Les deux personnages principaux de De chair et de cendres - fragments (Gabrielle et Armand) représentent dailleurs chacun une partie de moi même. Armand est le symbole de ma fascination pour la vérité et Gabrielle illustre mon côté Geek. Cela explique sans doute pourquoi je me sentais aussi proche d'elle durant l'écriture du manuscrit. Il faut croire que je déteste une partie de moi même, car le froid Armand n'attire pas la plus grande des sympathies ! Je n'ai réalisé qu'après coup que le dernier chapitre de
De chair et de cendres - fragments peut faire penser à un animé de manga (rythme naratif, mise en scène, répliques) ... Ce parallèle est dailleurs entièrement assumé par Armand lui même qui en fait la remarque à Gabrielle !

Peut être ce mélange fantastico-psychiatrique qu'est
De chair et de cendres - fragments s'explique-t-il par un film coréen qui m'a marqué : Deux soeurs. Bien que l'histoire n'ait strictement rien à voir avec celle de mon livre, les thèmes sont comparables : Mêlant fantastique, amnésie, personalités multiples, et meurtre, deux soeurs ne révèle un condensé de chute qu'à la toute fin de l'histoire. Mais quelle chute ! J'ai pour ma part opté pour une chute morcelée entre la moitié et la fin de l'histoire. J'ai en effet considéré que je ne pouvais préserver le rythme et l'intrigue sans ne rien lâcher en cours de route !

Le second opus de la trilogie,
De chair et de cendres - le bouddha qui s'ignorait, approfondit le nouvel aspect soulevé à la fin de De chair et de cendres - fragments. Cette évolution trahit sans doute ma quète de spiritualité ... Car oui : l'on peut être athée et posséder une réflexion sur le sens profond de la réalité ! N'est-ce dailleurs pas là un moyen pour la science et un but pour la pholosophie ? La chute finale du second volet démontre en tout cas que l'on peut envisager une troisième et très étonnante réponse à la question : dieu existe-t-il ? 

Le troisième opus,
De chair et de cendres - Noirceur, prend le contre pied de l'ensemble de l'aventure qui a été vécue jusque là : beaucoup plus terre à terre, nettement plus sombre et inquiétant ... Il occulte en bonne partie l'univers fantastique construit jusqu'alors, tout en se situant dans sa continuité. Une partie de l'histoire réside ainsi dans le sous entendu, pour qui a lu les deux premiers tomes ...

[Note préparatoire à la conclusion qui s'annonce ci-dessous : Alex et moi nous partageons les tâches courantes. C'est ainsi qu'elle lave et plie le linge que je dois ensuite ranger ... (cf.
Guide non illustré de l'informaticien philosophe). Il m'arrive toutefois de devoir (plus ou moins) plier de grandes quantités de linge sale, simplement pour pouvoir le faire entrer dans le panier qui est sensé être vidé par Alex pour effectuer sa lessive ! Cette présentation faite, nous pouvons à présent achever cette page ...]

Je concluerai cette auto-présentation par un symbole fort, à savoir la photo de mon panier à linge sale :




D'aucun y verraient peut être un sens caché zen, eut égard aux révélations précédentes. Sans aller jusque là, je trouve que cette photo symbolise simplement la coexistance avec mon Alex bien aimée : quand le bordel rencontre la manie du rangement ...